Instabilité de l’institution politique

institutions politiques

Depuis 1791 la consommation politique nationale s’élève à une quinzaine de constitutions ou de textes équivalents. Si on compare aux autre pays c’est un chiffre élevé. Pour les pays scandinaves notamment le comportement politique des français est frappé d’une inquiétante originalité.

Les grands rythmes de l’histoire institutionnelle et politique du pays ont la particularité d’une évolution qui n’a pas suivi celles des autres grandes démocraties. Leur évolution a été dans un 1er temps une transformation du régime antérieur dans un sens plus libéral, puis dans un 2ème temps une contre révolution dictatoriale, et dans un 3ème temps l’instauration d’une démocratie. La France a suivie une autre voie : la monarchie absolue de droit divin renversée, elle instaure une république et le SUD.

C’est l’idée d’inachèvement qui prédomine lorsque l’on évoque la révolution française (Jean-Jacques Chevalier, Histoire des institutions civiles et politiques) si la révolution française a fondé une société, elle cherche encore son gouvernement. C’est une difficile et douloureuse recherche d’un équilibre. Cela explique pourquoi les 2/3 du 19ème siècle seront animés par des poussées impériales et monarchiques entrecoupées d’épisodes démocratiques. Cette instabilité des régimes institutionnels et politiques trouvera un terme avec la chute du 2nd empire (2 septembre 1870). Si de 1791 à 1870 on dénombre presque 10 textes équivalents à une constitution, on en compte que 4 depuis la chute de Napoléon III (LNB). C’est donc à 1870 que commence ce cours de culture politique générale, c’est-à-dire au moment où la république reprend vigueur, dans un climat d’effervescence révolutionnaire, et de réaction contre le 2nd empire.

 L’effondrement du 2nd empire aura surpris car d’après les apparences c’était un pouvoir assuré. La question sous-jacente qui était posée était celle de la confiance que le peuple accordait à l’empereur : plus de 7 millions de français se prononcèrent pour le OUI, contre 1, 5 million pour le non. Pourtant, l’empire tombera sans résistance 4 mois plus tard comme si le peuple tout entier s’était soulevé contre lui. Le fiasco militaire face à Bismarck a beaucoup aidé tout comme l’incapacité à répondre aux réformes attendues par l’opinion publique de l’époque. Les périodes mouvementées entre crises politique et institutionnelles feront l’objet de ce cours de culture politique général.

 

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